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mercredi 8 mars 2017

Quel oiseau ivre...




Quel oiseau ivre naîtra de ton absence

toi la main du couchant mêlée à mon rire

et la larme devenue diamant

monte sur la paupière du jour

c'est ton front que je dessine

dans le vol de la lumière

et ton regard

s'en va

sur la vague retournée

un soir de sable

mon corps n'est plus ce miroir qui danse

alors je me souviens



tu te rappelles

toi l'enfant née d'une gazelle

le rêve balbutiait en nous

son chant éphémère

le vent et l'automne dans une petite solitude

je te disais

laisse tes pieds nus sur la terre mouillée

une rue blanche

et un arbre

seront ma mémoire

donne tes yeux à l'horizon qui chante

ma main

suspend la chevelure de la mer

et frôle ta nuque

mais tu trembles dans le miroir de mon corps

nuage

ma voix

te porte vers le jardin d'arbres argentés

c'était un printemps ouvert sur le ciel

il m'a donné une enfant

une enfant qui pleure

une étoile scindée

et mon désir se sépare du jour

je le ramasse dans une feuille de papier

et je m'en vais cacher la folie

dans un roc de solitude
Tahar Ben Jelloun

samedi 4 mars 2017

Au mois de mars c'est poésie


Le mois de mars est consacré à la poésie avec des manifestations comme le Printemps des poètes, mais la poésie, de toutes façons, c'est où on veut et quand on veut.

Comme aujourd'hui, j'y pense, je vais tâcher de vous trouver un petit poème, simple, gentil, joli, quelque chose de léger qui me sortira de Céline et de la seconde guerre mondiale dans Les Enfants de la liberté de Marc Lévy.

samedi 23 janvier 2016

Printemps des Poètes 2016


Cela fait longtemps que mon amour de la Poésie n'est plus un mystère pour mon entourage et que je suis attristée lorsque je vois le peu d'engouement suscité par ce genre littéraire auprès de mes contemporains, sans compter ceux qui se piquent d'être poètes et donnent des poussées d'urticaire à leurs dictionnaires de rimes et ouvrages de réthorique ... 
Dans ces cas-là, j'ai vraiment envie de pleurer, car je me demande s'ils lisent autre chose que leurs propres poèmes.
Bien entendu, moi aussi je me pique de rimailler de temps à autres. De manière conventionnelle ou en toute liberté, tout dépend de mes envies.
Cette année, pour la dix-huitième fois consécutive, le Printemps des Poètes viendra illuminer notre mois de mars et lui donner le soleil qui lui manque trop souvent, abordant un sujet qui nous touchera tous d'une manière ou d'une autre : le Grand XXe d'Apollinaire à Bonnefoy - cent ans de poésie.
Pour me stimuler à entretenir ce blog, je vais, à l'occasion, me lancer un défi, à savoir vous proposer un poème d'avant le XXe siècle chaque jour jusqu'au 5 mars, début des manifestations pour cette année.
Alors, je vous parlerai de poésie française et même francophone.